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Danseons écolo!

avril 1, 2008 à 20:04 dans Architecture & Réflexions par Marie | pas de commentaires

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Imaginé par Enviu, une ONG environnementale qui s’est associée avec le studio d’architectes hollandais Doll, le concept « Sustainable Dance Club » est une discothèque « eco-friendly » qui devrait prochainement contaminer le reste de l’Europe.

Le principe ? Le plancher de la discothèque est monté sur ressorts et utilise l’énergie dégagée par les mouvements des pieds des danseurs pour produire de l’électricité ! Par une combinaison de techniques modernes et de design chic, ce nouveau concept de club permet de participer à la protection de la planète sans oublier de s’amuser !

On va danser?

Jean Nouvel décroche le prix Pritzker!

avril 1, 2008 à 19:42 dans Architecture & Réflexions par Marie | pas de commentaires

L’architecte Jean Nouvel, connu et reconnu pour plusieurs réalisations telles que l’institut du monde arabe, l’opéra de Lyon, le Quay Branly vient de se voir offrir le prix Pritzker 2008, la plus prestigieuse récompense mondiale dans le domaine de l’architecture.

L’architecte français est récompensé, selon Thomas Pritzker, président de la fondation Hyatt qui décerne ce prix depuis 1979, pour l’ensemble de sa carrière, marquée par « sa poursuite courageuse de nouvelles idées et sa remise en cause des normes acceptées, afin de repousser les limites de son champ d’activité ». Jean Nouvel est que le deuxième Français à décrocher ce prix en 29 d’existence, après Christian de Portzamparc lauréat de l’année 1994.

Doté de 100.000 dollars, le prix Pritzker qui est souvent appelé « Le Nobel de l’architecture » sera remis à Jean Nouvel lors d’une cérémonie à la Bibliothèque du Congrès à Washington le 2 juin prochain. Parmi ses anciens lauréats figurent l’Américain Frank Gehry, le Sino-Américain Ieoh Ming Pei ou encore, en 2004, la britannique d’origine irakienne Zaha Hadid. Quant à Jean Nouvel, son nom a été auréolé de gloire dès la naissance en 1987 de L’Institut du monde arabe et aujourd’hui il y ajoute une reconnaissance ultime, le prix Pritzker.

Source wikio

L’equerre d’argent au coeur des débats

janvier 28, 2008 à 20:02 dans Architecture & Réflexions par Marie | pas de commentaires

L’Equerre d’argent est aujourd’hui au coeur des débats avec une polémique sur la définition de l’architecture que le moniteur du BTP propose au travers de son prix. En effet, le choix des lauréats ou plutôt la justification maladroite de ce choix par le moniteur du BTP soulève le débat entre une architecture définit comme « architecture du quotidien » et une architecture dite « gesticulatoire ».

Le jury de cette Equerre d’Argent 2007 a semble-t-il été partagé dans la mesure où les 16 projets en lice présentaient des oeuvres imposantes, maîtrise d’ouvrage privée ou publique, telle la Cité de la Voile à Lorient, le musée Champollion à Figeac d’Alain Moatti et Henri Rivière, le Musée du Cristal Saint Louis de Lipsky-Rollet, ou encore les archives départementales de Rennes de Jean Marc Ibos et Myrto Vitart, sans parler du Pavillon Noir de Rudy Ricciotti à Aix en Provence. « Il va de soi que tous les bâtiments présentés étaient d’une très grande qualité, mais lors des délibérations, le débat lancé par l’historien et critique William J.R.Curtis s’est axé sur la nécessité de saluer l’architecture du quotidien, celle dont on parle le moins et qui est maintenant nécessaire à la recomposition de notre paysage urbain », explique Frederic Lenne, directeur du département Architecture du Groupe Moniteur. »Refus de la gesticulation architecturale » et volonté de rappeler les fondamentaux de cette discipline, Le Moniteur entend visiblement rendre hommage aux oeuvres qui doivent avoir valeur d’exemple dans la cité.

Cependant, cette définition de l’architecture par le moniteur, sous-entend qu’une architecture aux apparences plus « sobres » est plus fondamentale et légitime qu’une architecture plus « complexe ». Faut-il avoir une vision aussi manichéénne de l’architecture pour la faire avancer? Il semblerait qu’il existe des projets qui « gesticulent » dans le monde entier, des projets reconnus utilisés comme référence dans les écoles d’architecture.

Plus de 100 architectes dénoncent cette réduction de la création architecturale à une opposition entre « gesticulation » et « architecture du quotidien » revendiquée par le Moniteur à l’occasion de la remise des prix d’architecture de cette année. Ils entendent la définition du moniteur BTP comme une manipulation réactionnaire qui vise à vider de son sens la complexité de la pensée développée par les architectes. Tous ces architectes ont signé une pétition dans laquelle ils « interdisent l’utilisation de l’image de (leurs) bâtiments dans l’annuel AMC 2007 (NDLR : publication du Groupe Moniteur) ».

Quoiqu’il en soit, le débat soulevé ici est fondamentale pour la discipline architecturale et doit en aucun cas resté en suspens… Je vous invite donc à réagir sur cette définition de l’architecture; écouter L’Equerre et le compas une émission de France culture très intéressante ou encore lire l’actualité sur le web….Et surtout faites un tour sur le blog du moniteur où le débat risque d’être fort intéréssant!

Etudiants, sentez-vous concernés, c’est votre avenir qui se joue dans ces débats actuels.

Pétition d’architectes

Bonne année !

janvier 4, 2008 à 15:25 dans Architecture & Réflexions par Marie | pas de commentaires

Un billet pas très rempli mais beaucoup de voeux pour cette année…

Un diplôme en poche, une agence de rêve (pas encore recherchée, pas encore trouvée!), un avenir radieux avec toujours plus de projets, de conquètes professionnelles, de billets, de rencontres et toujours plus!

Quand l’architecture devient virtuelle

décembre 10, 2007 à 21:39 dans Architecture & Réflexions par Marie | pas de commentaires

Un matin, une envie soudaine de faire un concours avec une amie. Réflexe ordinateur/Mozilla Firefox/ Google/ Mots clés: concours architecture. 26 400 réponses.
Tiens tiens je me la jouerais bien écholo. Je clique. Concours d’architecture sur second life. Second life je connais mais des concours d’architecture propres au jeu, j’ai dû louper une étape.

J’en parle à mon amie en lui décrivant le principe :  » Un concours internationnal d’architecture contemporaine écologique, ça te tente? ». Jusque là pas d’inquiétude! Cependant, lorsque je commence à lui expliquer le principe et les gains ( 100000 Linden dollars (qui est convertible en vrai dollars soit l’équivalent d’environ 400 dollars, en fonction du cours du L$ ) pour la réalisation gagnante. Là elle me regarde inquiète et à tout l’air de se demander si je suis pas en train de devenir un petit peu folle. Je développe et lui explique qu’un interlocuteur peut nous recevoir dans ses locaux sur second life et là c’est le drame !
Voilà qu’un grand débat anime un groupe d’étudiants plutôt remonté. Pour ou contre l’architecture virtuelle ? Plutôt contre ! Mais pourquoi ? J’avoue que je ne comprends pas pourquoi une telle peur du net et de ce qui peut, à mon avis, offrir une nouvelle vision de l’architecture, ouvrir des pistes de réflexions multiples…De plus en plus de concours internationaux sont organisés sur la toile comme, par exemple, lors du festival autrichien Ars Electronica où se tiend le premier concours annuel d’architecture et de design dans Second Life. A l’initiative du projet, Stephan Doesinger, artiste, architecte, auteur autrichien (son second livre à paraître s’intitule Learning from Sim City) explique sa démarche dans une interview réalisée par Marie Lechner.

« Pourquoi cette compétition d’architecture dans Second Life ?
Stephan Doesinger : L’idée était de poser un sismographe sur le sol électronique des jeux en ligne massivement multijoueurs, pour explorer la relation entre l’architecture physique et l’architecture virtuelle. Il s’avère que l’architecture virtuelle ne se contente plus seulement de répliquer le monde réel. Dans Second Life, nous pénétrons dans un espace qui est plus qu’une simple métaphore de la réalité. C’est les deux à la fois, métaphore et réalité.

Il semble que partout où l’espace physique et l’espace médiatique se croisent ou fusionnent, de nouveaux lieux émergent. Je les appelle « Bastard Spaces », espaces bâtards. Par exemple, lorsqu’on met le casque de son lecteur mp3 et qu’on se promène dans la ville, l’espace va changer radicalement selon que vous écoutiez Bach ou du thrash metal.
Même l’espace public est un espace bâtard. Il est largement une construction médiatique. Un espace n’est plus un espace s’il n’est pas médiatisé. Le même constat vaut pour les gens, c’est la thématique de l’Ars Electronica cette année, « Goodbye privacy », vous n’existez plus en tant qu’être humain si vous ne vous médiatisez pas vous-même, via Youtube, Flickr, Myspace…

Cela change notre manière de percevoir l’architecture réelle. Aujourd’hui les villes européennes (qui représentaient les mémoires culturelles) sont des parcs à thèmes avec des supermarchés qui vendent tous les mêmes produits standard. Elles sont juste devenues des façades.
Dans Second Life, toutes les constructions et tous les personnages sont de pures surfaces de projections, ils sont couverts d’images appelées « Skins », et deviennent des signes eux-mêmes. Si on parvient à accepter l’idée que la maison est une extension du corps, alors on ne peut qu’être excité par les nouvelles formes d’expressions et les espaces expérimentaux à l’intérieur de Second Life. L’idée, c’est que les architectures virtuelles ne soient plus un panneau publicitaire mais un scénario. Contrairement à l’architecture physique, l’architecture virtuelle n’est pas un « Genius loi », c’est une histoire.

Pourtant, l’architecture de Second Life, malgré les possibilités infinies et l’absence de contraintes physiques (pas de gravité), frappe surtout par sa banalité et son conformisme extrême. Un monde qui ressemble plutôt à une banlieue américaine ou à un grand centre commercial criard qu’à une utopie architecturale.
Second life est un lieu mimétique, une maison de poupée, ce n’est pas un espace de communication, c’est un espace où l’on joue à communiquer, l’architecture fait partie de ce mode de communication.
Mais s’il y a toujours les limitations techniques de ces programmes 3D et des graphismes moches, je persiste à penser qu’une nouvelle architecture est en train de se dessiner, qui ne restera pas sans conséquence pour le monde soi disant réel.

Le plus intéressant, ce n’est pas évidemment de copier une sorte de scénario de la vie réelle. Dans cet espace, on peut intégrer des images, de la musique, de la vidéo, c’est comme une sorte de Myspace en 3D.
Et l’autre aspect intéressant, c’est la possibilité de créer des scripts (de petits programmes qui provoquent des actions quand on les active, NDLR) qui altèrent l’espace : comment l’espace se modifie quand on touche quelque chose, quand on le traverse. C’est la partie la plus imaginative, cette tentative à l’aide de scripts de changer l’espace, d’y faire quelque chose et plus seulement le regarder. De nouvelles relations spatiales émergent.
Par exemple, dans l’un des projets proposés, on peut envoyer depuis son mobile un SMS dans Second Life et le texte apparaît, intégré dans l’environnement virtuel. Cette proposition pourra peut-être un jour se décliner dans le monde réel, imaginez qu’on puisse faire ça dans le cadre d’une boîte de nuit par exemple.

Est-ce que les projets soumis tiennent compte des spécificités de ce monde virtuel, le fait qu’on s’y déplace en volant, en se téléportant d’un lieu à l’autre…
Plusieurs projets tiennent vraiment compte de ça. Nous avions proposé plusieurs catégories dans notre concours, la maison domestique, l’architecture d’entreprise, le design de paysage, etc. mais celle qui a eu le plus de succès c’est la catégorie « free style », avec plus de cinquante propositions contre dix seulement pour les maisons. Ces architectures « free style » n’ont plus vraiment de relation avec l’architecture réelle, elles l’utilisent comme métaphore. Qu’est-ce que pourrait être aujourd’hui une maison privée ? Notre page Myspace est sans doute davantage notre maison que peuvent l’être les quelques mètres carrés misérables qui nous servent de logis dans une ville comme Paris. Si on décide de faire un appartement virtuel, il peut être intéressant d’intégrer nos musiques, nos images, dans un environnement complètement 3D.

Second Life est aussi un monde en ligne massivement multijoueur qui permet des approches collaboratives. Un étudiant à l’Université technique de Munich que je supervise (et qui présentera son projet hors compétition) présente une sorte d’expérience d’architecture anarchique. Il a fourni une île dans Second Life et a invité les gens à construire ce qu’ils voulaient gratuitement, il a documenté ce projet et montré comment une sorte de construction sociale en est issue. Les participants ont d’ailleurs fini par demander qu’il établisse des règles pour contrôler cet espace, parce que certains ont tellement changé le terraforming que ça affectait les constructions voisines…

Il y également un projet qui expérimente avec les couleurs, qui représentent certaines émotions, une sorte d’environnement virtuel dynamique qui change en fonction de votre présence virtuelle.
Samedi après-midi, un autre participant, Dan Coyote, va proposer une visite guidée de son travail, c’est quelque chose de très évolué, mais je vous laisse la surprise. Lui travaille avec des programmeurs de Linden Lab, les développeurs du jeu, il ne vit que dans Second Life et l’architecture réelle ne l’intéresse pas.
Il fait partie de cette nouvelle génération d’architectes qui sont plus à l’aise dans ces espaces parallèles. Beaucoup de gens qui étudient l’architecture finissent par aller travailler dans l’industrie des mondes virtuels et ou des jeux vidéo.

Selon quels critères allez-vous juger les pièces présentées samedi ?
Il a fallu inventer de nouveaux critères différents de ceux de l’architecture réelle. Les différents points observés seront le style, l’innovation, l’histoire (quelle est l’intention du projet, y a-t-il une narration ou un concept), est-ce que le projet incorpore d’autres médias (images fixes, vidéo, son). Le critère important est également de savoir si le projet pourrait théoriquement être relié à la réalité, comme le projet des SMS par exemple qui lie un téléphone portable et le monde virtuel de Second Life. On juge également la technicité et le pouvoir d’imagination, s’il y a des références à des films par exemple. Dans le carton d’invitation, je propose un lien entre Second Life et le film d’Alain Resnais L’année dernière à Marienbad, il y a des similitudes entre les deux, avec ce jardin très formaliste, où les gens sont les pièces d’un échiquier, où les conversations sont plates, conventionnelles, où les acteurs n’ont pas de nom. Un homme rencontre une femme, ils ont été amants et elle ne s’en souvient plus, ça me rappelle des situations dans Second Life !

On va d’abord présenter tous les projets qui ont été envoyés, en projetant des images. Ce sera streamé en direct sur le site SL-Award.com Le jury va alors sélectionner ses six favoris dans chaque catégorie. Les résultats seront mis en ligne sur une île dans Second Life, Public Townscape. Les résidents de Second Life pourront alors expérimenter ces architectures et désigner le projet qu’ils préfèrent. Le 25 octobre, il y aura une cérémonie de remise des prix à Essen. Un livre va également être publié.

Cette expérimentation prend place sur le long terme. A l’avenir, on va se concentrer davantage sur les interférences possibles avec les espaces physiques. L’architecture est plus qu’une expérience audiovisuelle, c’est quelque chose de tangible, de sensuel, où l’imagination, les souvenirs, l’odeur jouent un rôle. Ceci est exclu dans les environnements virtuels. »

Que faut-il faire pour décoincer un peu tout ça ? Si les jeunes sont déjà formatés et pas très « open-minded », qu’est ce qu’on va devenir ? Moi ça me fait peur !

 

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